Et si le président était une présidente ?

Et si le prochain président de la république était une femme ?

Je sais ce que vous pensez, vous croyez que je suis dévenu royaliste ?
Non, je ne suis quand même pas tombé si bas !
Je suis “autainiste” ou plutôt “Clémentiniste”.

Voici un entretien dans “20 minutes” :

Trois questions à la journaliste Anne Delabre, auteur de "Clémentine Autain, portrait"
C’est dans votre livre que la jeune adjoint au maire de Paris a décidé de révéler le viol qu’elle a subi il y a dix ans. Comment est né votre projet éditorial ?

Il ne s’agit en aucun cas d’une commande de Clémentine Autain qui était même très réticente au début. Les éditions Danger Public souhaitaient faire quelque chose sur elle car elle est l’une des figures montantes de la gauche. Ils m’ont contacté car j’avais écrit un portrait de Clémentine Autain dans le Nouvel Observateur. Il a ensuite fallu une quinzaine de jours pour qu’elle accepte de jouer le jeu du portrait qui implique qu’elle révèle « quelque chose d’intime » et de décisif dont elle n’avait jamais parlé à personne.

C’est à ce moment que vous avez appris qu’elle avait été violée ?

Oui, mais ce n’est pas du tout dans cette optique que le livre a été écrit. D’ailleurs, seules quelques lignes sont consacrées à ce drame. Ce n’est pas un bouquin de confessions sur sa vie sexuelle ! Il nous était impossible de passer à côté de ce qui lui est arrivé et qui a été capital dans son engagement féministe mais nous ne nous sommes pas focalisés là-dessus. J’espère donc que les gens ne vont pas s’arrêter à cela. Ce n’est pas le portrait d’une femme violée mais bel et bien, celui d’une femme politique qui a su retourner un drame en un combat positif pour les femmes.

Vous semblez sous le charme…

J’essaye de prendre du recul car le livre est un portrait journalistique et pas un panégyrique. Si j’ai passé une trentaine d’heures à discuter avec Clémentine Autain, j’ai également rencontré une quarantaine de personnes et notamment ses adversaires politiques. Mais il est vrai que son parcours, à 33 ans, est intéressant. Son enfance dans un milieu de saltimbanques – elle est la fille d’une actrice et d’un acteur – est plutôt rare pour une politique. Elle était également la première à prôner la mixité au sein des associations féministes. Enfin, son excellent score aux municipales de 2001 face à Panafieu dans le XVIIème arrondissement l’a propulsé en tête de la scène médiatique.

Propos receuillis par Alexandre Sulzer

J'ai pas encore acheté le bouquin, mais promis, je ne le volerai pas !

Si vous voulez en savoir plus sur Clémentine :
Libé
L'Huma
Et bien sûr son blog :http://www.clementineautain.fr/

Nypleusement votre...

Dédé